Herat la Sereine

Turquie et Iran

Herat, la Sereine

“Herat est un comble, une ville sans maisons ni rues. La première impression pourrait être celle d’un malaise. Chez moi ce fut celle de
l’émerveillement… Elle m’a pris aux tripes au premier coup d’œil et ne
m’a plus lâché. Chaque fois qu’on m’interroge sur mon voyage…
J’ai répondu: “ Le dépaysement a commencé à Herat. Jusqu’alors c’était plus ou moins du déjà-vu.”…..
Le miracle avec Herat c’est qu’elle est en réalité ni pauvre ni misérable, même si un regard occidentalement orienté n’y voit que pauvreté et misère.
Les rues sont de terre, avec trottoirs de terre et rigoles de terre. Les maisons plates, sans étages, sont de terre, de briques de terre avec un toit recouvert de terre ou de branchages.”

Jack Thieuloy « En route vers l’Inde » 

L’arrivée en Afghanistan.
Un choc temporel et culturel, une plongée dans un monde médiéval et halluciné.

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Passons la frontière à Islam Quala. Les afghans nous observent.

À Islam Qala, la frontière marque une rupture radicale : douaniers en haillons, paysages arides, et une administration surréaliste.

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Je prend un lit à l´hotel Bezhad .

Herat, ville calme et artisanale, contraste avec l’Occident par son absence de modernité bruyante. Nous adoptons les codes locaux (vêtements traditionnels, thé sucré au candy, chilom en bois de santal).

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Vue de la chambre sur les toits de la ville

Le haschisch afghan (« Afghan Noir ») devient le vecteur d’une libération mentale. Les scènes du bazar, des ateliers de réparation, ou des femmes voilées aperçues depuis un toit (avant d’être chassés) renforcent l’impression d’un univers onirique, entre Mille et Une Nuits et réalisme cru (mouches sur la viande, pauvreté).

Wir verbringen die Nacht in einer Chaikana aus einem anderen Universum.

Nous passons la nuit dans une Chaikana d’un autre monde.


« Les Afghans de la Chaikana, stoned comme tous ici, font exploser leurs instruments dans un rythme hypnotisant, le bobol tourne, le narghilé tourne, les danseurs tournent comme des derviches, tout tourne…. Nos poumons explosent, saturés de ces fumées défonçantes… »

Un vieil Afghan, un grand fumeur de Merde devant les dieux, nous fait visiter sa piaule, une piaule des mille et une nuits.”
La civilisation est bien loin maintenant

Kaboul

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