Hurlements

Inspiré de la colère et des souvenirs d’Allen Ginsberg : les asiles psychiatriques, la folie de sa mère et de son ami Carl Solomon, Howl naît en 1955. Le poème, écrit en une fièvre jazzique, est lu pour la première fois le 13 octobre à la Six Gallery de San Francisco, aux côtés de Lamantia, McClure et Snyder. La performance, électrique, scelle l’acte de naissance de la Beat Generation. Ginsberg y hurle contre Moloch, symbole d’un système oppressif, tandis que le reste du poème s’adresse directement à Solomon, interné à nouveau. Le scandale et le procès pour obscénité qui suivent propulseront le texte au rang de manifeste.

La soirée mythique unit surréalisme, Peyotl et rébellion. Les Beats — inspirés par Rimbaud, Artaud et le Mexique — y fusionnent folie, sexualité crue et critique sociale. Ferlinghetti publiera ensuite Howl chez City Lights, déclenchant une révolution littéraire. L’œuvre devient le cri d’une génération. La même année, Burroughs assemble Le Festin nu à Tanger, et Kerouac publie Sur la route (1957), achevant de diffuser leur mythologie : drogues, vagabondage et refus des conventions

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